À propos

Il y a des nuits où le sommeil ressemble moins à un repos qu’à un départ.

ASTRANAUTE les connaît bien, ces nuits-là. Celles où la conscience glisse hors du corps, traverse des couches que l’on ne sait pas nommer, et arrive quelque part — un endroit sans coordonnées précises — où la musique existe déjà.

Déjà là. Complète.

Des mélodies suspendues dans l’obscurité, des textes qui attendent d’être entendus, des arrangements qui n’ont jamais eu besoin d’un studio pour exister. ASTRANAUTE ne compose pas ces chansons. Il les trouve. Il les traverse. Et au moment du réveil — dans les premières secondes, avant que le monde reprenne ses droits — il les ramène.

C’est ça, le travail.

Ce projet est né de cette conviction simple : certaines musiques n’appartiennent pas à celui qui les joue. Elles appartiennent à l’espace d’où elles viennent. Le musicien n’est que le passage — le sas entre deux mondes.

ASTRANAUTE est une pop cinématographique. Des chansons qui cherchent à recréer cette sensation de traversée — la légèreté et le vertige mêlés, le familier et l’inconnu dans le même accord. Des textes qui parlent de vision, de mouvement, de ce qu’on perçoit quand on lève les yeux au bon moment.

Les références sont là, quelque part : la grandeur narrative de Peter Gabriel, la mélancolie électronique de Depeche Mode, la densité de Radiohead, la poésie française de William Sheller. Mais le voyage, lui, est singulier.

Chaque chanson est un retour de mission.

Un carnet rempli dans l’obscurité, des notes prises à la frontière du rêve et de l’éveil, une production construite patiemment pour que l’auditeur puisse, à son tour, sentir quelque chose se déplacer en lui.

Ceux qui écoutent et qui restent — qui lèvent les yeux, qui acceptent de voyager — on les appelle les No mads. Vous savez déjà si vous en êtes.